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La clause de non-concurrence sur un contrat de prestation

Le recours à un prestataire de service amène un risque lié à la concurrence dans les domaines sensibles. On peut prendre l’exemple des secteurs soumis au secret industriel, c’est pourquoi il est parfois nécessaire d’inclure une clause de non-concurrence dans le contrat de prestation.

Définition du contrat de prestation de service

Dans un contrat de prestation de service, le prestataire dispose de 3 obligations majeures :

  • Renseignement : le prestataire doit cerner au plus près la volonté et les besoins de son client
  • Mise en garde : Il doit mettre le client au courant des limites, contraintes et risques liés à la prestation
  • Conseil : Il doit faire en sorte de donner la meilleure solution à son client

Il arrive souvent que les contours d’une prestation soient flous, particulièrement dans les métiers qui vendent un savoir-faire : conseil, audit, ingénierie… Le contrat de prestation de service apparait donc le cadre et la définition claire des limites. Cela est autant valable pour le prestataire que pour le client.

Pour cadrer ces devoir et formaliser correctement la relation entre client et prestataire, il faut alors établir un contrat de prestation. On retrouvera donc ce que souhaite le client, la solution la plus adéquate à sa situation, et la prestation mise en œuvre. Cela permet de prouver que les obligations du prestataire sont correctement réalisées. Le contrat de prestation formalise l’accord entre prestataire et client.

 

Les risques d’une clause de non-concurrence mal rédigée

La liberté du travail est fondamentale en France, ainsi si une clause de non-concurrence est mal rédigée elle sera examinée par la justice. Car celle-ci peut porter une atteinte grave à la liberté travail.

Lorsqu’elle est jugée abusive, la clause de non-concurrence est considérée comme portant un préjudice au prestataire. Du côté du client cela veut dire que la clause peut être purement et simplement annulée avec dans la plupart des cas, une demande de dommages et intérêts de la part du prestataire.

La particularité de la clause de non-concurrence

Dans le cadre du contrat de travail la clause de non-concurrence elle, a pour but d’empêcher le salarié d’avoir une activité qui porterait un préjudice à son ancien employeur. Alors que dans le contrat de prestation de service elle empêche le prestataire de travailler sur une prestation égale pour le compte d’un concurrent de l’entreprise cliente. Elle empêche également le prestataire de devenir concurrent à la fin de sa mission.

Les conditions de validité d’une clause de non-concurrence

La clause de non-concurrence pouvant se montrer abusive, elle a fait l’objet de nombreuses décisions de justices et de jurisprudence. On distingue alors 3 conditions principales à sa mise en place et à sa validité :

  • La spécificité de la prestation: La clause doit mentionner très précisément sur quel point d’une prestation elle est appliquée.
  • La limitation dans le temps et l’espace: Celle-ci doit inclure une limitation dans le temps raisonnable (en général 1 an). Et également présenter des limites géographiques adéquates (on ne peut pas interdire à un consultant de travailler sur un continent par exemple).
  • Enfin la légitimité de la clause: Pour être mise en place, le client doit prouver qu’il s’expose à un risque réel (informations sensibles, savoir-faire transmis, secrets industriels…). Par exemple en ingénierie ou en conseil, les consultant et ingénieurs ne peuvent pas travailler sans utiliser des informations sensibles pour l’entreprise. La clause de non-concurrence est donc largement justifiée dans ce contexte.

La clause de non-concurrence est donc considérée comme abusive lorsqu’elle ne respecte pas l’une ou plusieurs des mentions citée au-dessus.

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Exemple de clause de non-concurrence dans un contrat de prestation en portage

« Le prestataire s’interdit d’entrer en contact directement ou indirectement avec les clients de [entreprise cliente] , pendant toute la durée du présent contrat et jusqu’à l’expiration d’un délai de vingt-quatre mois à compter de la cessation des relations contractuelles, dont les modalités sont précisées en annexe et avenants.

Afin de ne pas entraver la liberté d’exercice de la Régie, la clause de non-concurrence sera limitée au seul service ou intervient le consultant.

Le prestataire sera tenu à l’égard du Prestataire des mêmes obligations que celles souscrites par le Prestataire envers le « Client Final », notamment en matière de résultats.

Le non-respect du présent article entraînera de plein droit le paiement par le prestataire au donneur d’ordre d’une somme de cent euros par jour de prestation du ou des collaborateurs du prestataire travaillant ou ayant travaillé pour le compte du client final. »

Les risques d’une rupture de clause de non-concurrence en prestation de service

Briser une clause de non-concurrence pendant ou à la suite d’un contrat par le salarié ou consultant, entraine souvent des poursuites. Dans le cas ou la clause de non-concurrence est considérée comme valide, le salarié est condamné à verser des indemnités compensatrices à hauteur du préjudices subit par l’employeur. De plus, le tribunal peut prononcer une interdiction de poursuivre l’activité en cours chez le nouveaux client. On note également la possibilité de devoir verser une clause pénale si celle-ci à été définie dans le contrat au préalable.

Dans le cas ou aucune clause ne précise le montant forfaitaire à verser en cas de rupture, c’est à l’employeur de prouver la gravité du préjudice subi.

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