TJM ou salaire

Quelle différence entre TJM brut et TJM net ?

Combien vous reste-t-il réellement à la fin du mois ?

Que vous soyez salarié, freelance, ou en transition entre les deux, cette question revient systématiquement. Entre le TJM (Taux Journalier Moyen) côté indépendant, et le salaire brut côté salarié, les chiffres peuvent sembler élevés. Mais sans un calcul précis, impossible de savoir ce que vous percevez réellement.

Le revenu net est la seule donnée fiable pour évaluer un projet professionnel. Pourtant, il n’apparaît ni sur les devis, ni sur les contrats de travail. Il dépend des charges, des cotisations sociales, des frais professionnels, voire de l’impôt sur le revenu. Autant d’éléments qu’il faut intégrer pour prendre une décision éclairée.

tjm

Le TJM brut correspond au montant facturé au client avant toute déduction (charges sociales, cotisations, frais de gestion, etc.).

Le TJM net, lui, représente ce que vous percevez réellement après transformation du chiffre d’affaires en salaire, une fois toutes les charges retirées.

En portage salarial, la différence entre les deux dépend de plusieurs éléments :

  • Les cotisations sociales (environ 45 à 50 % du brut) ;
  • Les frais de gestion de la société de portage (5 à 10 %) ;
  • Les éventuels frais professionnels déductibles ;
  • Le nombre de jours facturés dans le mois.

👉 Exemple concret :
Un consultant facture 600 € de TJM brut sur 20 jours, soit 12 000 € facturés.
Après frais de gestion (8 %) et charges sociales (~45 %), son TJM net ressort autour de 300 €, soit environ 6 000 € nets par mois.

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Comprendre le TJM : taux affiché ≠ revenu net

Le TJM, ou Taux Journalier Moyen, représente le montant que facture un professionnel indépendant pour une journée de travail. C’est un indicateur central pour estimer son chiffre d’affaires, mais il ne reflète pas le revenu net disponible.

Un TJM de 500 €, par exemple, peut laisser croire à une rémunération confortable. Pourtant, ce chiffre ne prend pas en compte les nombreux paramètres qui influencent le revenu réellement perçu.

D’abord, il ne faut pas confondre chiffre d’affaires et revenu personnel. Un freelance qui facture 500 € par jour ne travaille pas 20 jours par mois. En moyenne, avec les jours non facturables (prospection, administratif, congés, formation), il facture entre 10 et 15 jours par mois.

Ensuite, il faut intégrer les charges sociales, les frais professionnels, l’éventuelle TVA, et bien sûr l’impôt sur le revenu. Ces éléments peuvent représenter une part importante du chiffre d’affaires, réduisant considérablement la somme réellement disponible.

Autrement dit, le TJM est une base de calcul utile, mais insuffisante à elle seule pour anticiper un revenu net. Il doit être interprété à la lumière du nombre de jours travaillés, du statut juridique choisi, et des obligations fiscales et sociales qui en découlent.

Les déductions à prévoir : ce que le TJM ne montre pas

Un TJM élevé impressionne toujours sur le papier. Pourtant, entre ce que vous facturez et ce que vous conservez réellement, plusieurs déductions incontournables viennent s’ajouter. Pour bien calculer ce qu’il vous reste chaque mois, il faut prendre en compte quatre éléments majeurs : les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu, les frais professionnels et la TVA (si elle s’applique).

1. Les cotisations sociales

C’est la première retenue à prévoir, et en tant qu’indépendant, vous contribuez à la Sécurité sociale, à la retraite, à la formation professionnelle… Ces prélèvements dépendent de votre statut juridique.

Par exemple, en micro-entreprise pour une activité libérale (type consultant, développeur, formateur), les charges sociales sont fixées à 24,6 % du chiffre d’affaires jusqu’en décembre 2025 et passeront à 26,1 % dès le 1er janvier 2026.

Prenons un TJM de 500 €, pour 12 jours facturés par mois. Vous réalisez alors 6 000 € de chiffre d’affaires mensuel.
À 24,6 %, cela représente 1 476 € de cotisations sociales à verser.

2. L’impôt sur le revenu

L’impôt s’ajoute aux cotisations. En micro-entreprise, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 34 % (activité libérale) ou 50 % (prestation de service BIC), avant application du barème progressif.

Par exemple, un chiffre d’affaires de 60 000 € par an génère un revenu imposable estimé à 39 600 € après abattement (soit 66% de 60 000 €). D’après les tranches 2024, cela correspond à environ 6 000 à 7 000 € d’impôt annuel, soit environ 550 à 580 € par mois pour une personne seule.

3. Les frais professionnels

Ce sont toutes les dépenses que vous engagez pour exercer votre activité : outils numériques, matériel informatique, coworking, forfait mobile, transports… Dans certains statuts, ils sont déductibles. En micro-entreprise, ils ne le sont pas. Vous devez donc les couvrir sur votre revenu net.

La majorité des freelances engage entre 300 et 500 € de frais par mois, selon leur activité. Ces frais sont souvent sous-estimés, alors qu’ils ont un réel impact sur votre reste à vivre.

4. La TVA (le cas échéant)

Tant que vous restez sous les seuils de franchise c’est-à-dire 37 500 € de chiffre d’affaires annuel pour les prestations de services, vous êtes exonéré de TVA.

Mais si vous les dépassez, vous devenez assujetti à la TVA. Vous devrez alors :

  • Facturer 20 % supplémentaires à vos clients (soit 600 € TTC pour un TJM de 500 € HT),
  • Déclarer et reverser cette TVA à l’État.

Elle ne diminue pas votre revenu net, mais elle impacte directement votre trésorerie, surtout si vous ne la gérez pas en parallèle d’un compte bancaire dédié.

A savoir : la réforme visant à abaisser la franchise de TVA à 25 000€ pour introduire un seuil unique a été suspendu jusqu’à la fin de l’année 2025.

➡️ Pour faire court…

Un TJM de 500 € sur 12 jours facturés donne 6 000 € de chiffre d’affaires brut.

Mais ce montant brut n’a rien de représentatif si l’on ne prend pas le temps de déduire chaque charges.

Une fois les cotisations sociales (24,6 %), l’impôt sur le revenu (estimé à 580 €) et les frais professionnels (en moyenne 350 €) retirés, le revenu net disponible se situe autour de 3 600 € par mois.

Et si vous dépassez la franchise de TVA, il faut en plus isoler et reverser 20 % de TVA sur vos factures. Dans ce cas, vous encaissez 7 200 € TTC, mais ces 1 200 € supplémentaires n’ont rien de personnel : ils appartiennent à l’État. Mal gérée, cette TVA devient une dette. Bien anticipée, elle ne change rien à votre net, mais demande une gestion irréprochable.

Et qu’en est-il du salarié classique ? Là aussi, le chiffre affiché sur le contrat le (salaire brut) peut prêter à confusion. Voyons donc ce qu’il en est réellement.

salaire en portage salarial

Comprendre le salaire : brut ≠ net ≠ disponible

Le salaire brut, c’est ce que vous lisez sur votre contrat de travail ou dans une annonce. Mais ce chiffre n’a rien à voir avec ce que vous allez réellement toucher sur votre compte. Il faut traverser plusieurs couches de prélèvements avant d’arriver à ce qui vous reste vraiment.

Prenons un exemple courant : 3 000 € brut par mois. Ce montant donne une première impression solide. Pourtant, une fois les cotisations sociales, le prélèvement à la source, et certains frais assumés personnellement, le revenu réellement disponible chute en moyenne de près de 1 000 .

Il ne faut pas confondre :

  • le brut, affiché sur le contrat,
  • le net avant impôt, versé par l’employeur,
  • le net après impôt, réellement disponible pour vivre.

Dans le privé, le salaire net représente environ 75 à 78 % du brut. Le reste part dans les cotisations obligatoires : retraite, maladie, CSG/CRDS, assurance chômage, etc. Et ce n’est pas terminé : l’administration fiscale prélève ensuite l’impôt sur le revenu, directement à la source, selon votre situation familiale.

Au final, un salarié payé 3 000 € brut par mois reçoit environ 2 250 € nets avant impôt, puis environ 2 000 à 2 050 nets après impôt selon son taux.

Le brut rassure. Mais ce qui compte vraiment, c’est le montant final sur le compte, celui qui permet de payer son loyer, sa nourriture, ses charges et ses loisirs. Et ce chiffre-là est bien plus bas.

✅ En d’autre terme :

Un salaire brut de 3 000 par mois donne l’impression d’une situation confortable. Mais ce montant n’a rien de représentatif si l’on ne déduit pas, poste par poste, ce qui ne vous revient pas.

Une fois les cotisations sociales salariales retirées (envisron 750 €), il reste 2 250 € nets avant impôt. Le prélèvement à la source vient encore réduire ce montant de 230 € en moyenne, laissant 2 020 € réellement versés sur votre compte.

À cela s’ajoutent les frais liés au travail, souvent invisibles : repas, transport, télétravail, équipements non fournis… Même avec quelques remboursements, il faut compter 150 € de dépenses mensuelles à votre charge.

Au final, le revenu net réellement disponible tourne autour de 1 870 , soit à peine 62 % du brut annoncé. Ce chiffre seul permet de mesurer votre pouvoir d’achat réel.

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Entre liberté totale et sécurité salariale : le portage salarial existe

D’un côté, le statut de freelance offre de l’autonomie mais demande une gestion rigoureuse. De l’autre, le salariat garantit une stabilité, au prix d’une dépendance hiérarchique.
Mais il existe un modèle hybride, encore méconnu de nombreux professionnels : ➡️ le portage salarial.

Ce dispositif permet de facturer comme un indépendant tout en bénéficiant du statut de salarié. Vous restez libre de vos missions, de vos clients, de vos tarifs, mais avec la sécurité d’un bulletin de paie, d’une retraite cotisée, d’une mutuelle, et même de droits au chômage.

Voyons maintenant comment se traduit ce modèle en termes de revenu net, à partir d’un TJM équivalent à celui d’un freelance classique.

Votre salaire en portage salarial ?

Le portage salarial repose sur une idée simple : vous conservez votre liberté d’indépendant, mais vous bénéficiez du cadre protecteur du salariat. Et côté rémunération, la lecture de vos revenus devient bien plus lisible. 🙂‍↕️

Le fonctionnement repose sur une transformation directe de votre chiffre d’affaires HT en salaire brut. La société de portage facture vos clients à votre place, puis convertit ces montants en bulletin de paie, après déduction des frais de gestion, des charges sociales, et des frais professionnels éventuels.

 

✅ Prenons un exemple concret.
Vous facturez 6 000 € HT par mois, soit 12 jours à 500 € de TJM.

Voici ce que cela donne une fois passer en portage salarial :

  • Frais de gestion de la société de portage : chez Régie Portage, 5 %, plafonnés à 650 €, ici : 300 €
  • Frais professionnels déductibles (coworking, matériel, indemnités de mission…) : estimés à 350 €
  • Base salariale restante : 5 350
  • Sur cette base, la société applique les charges patronales et salariales (environ 45 %) pour établir votre salaire brut : 2 407
  • Salaire net perçu : 5 350 € – 2 407 € = 2 943 €

Mais avec les mécanismes d’optimisation internes (indemnités non soumises à charges, remboursements de frais, part variable), le net peut atteindre environ 3 600 , soit un équivalent au net en freelance… avec une vraie fiche de paie, une retraite cotisée et une mutuelle intégrée.

L’avantage ici, c’est la lisibilité immédiate du revenu net, sans surprise.
Vous recevez un bulletin clair, un salaire déclaré, et vous restez maître de votre activité.

Régie Portage propose un simulateur gratuit pour calculer votre revenu net à partir de votre TJM ou de votre chiffre d’affaires mensuel.

👉 Accéder au simulateur gratuitement : Simulateur de TJM

TJM ou salaire : les deux formats donnent l’illusion de la simplicité. Pourtant, aucun des deux ne reflète à lui seul ce que vous pouvez réellement dépenser à la fin du mois.

Le TJM, séduisant en apparence, masque des obligations lourdes : cotisations sociales, impôt, frais professionnels non déductibles (en micro), et parfois TVA à reverser. Il vous offre de la liberté, mais réclame une gestion rigoureuse pour éviter les mauvaises surprises.

Le salaire, plus stable, semble transparent. Mais là aussi, entre charges sociales, prélèvement à la source et dépenses invisibles, le brut affiché sur le contrat n’a pas grand-chose à voir avec le net disponible chaque mois.

Et le portage salarial dans tout ça ? Il offre une lecture claire et sécurisée de votre rémunération. Vous restez autonome sur votre activité, mais avec une visibilité nette sur votre revenu réel, bulletin de paie à l’appui, sans faire l’impasse sur la protection sociale.

💡 À noter si vous cumulez plusieurs statuts

Si vous êtes salarié et freelance en parallèle (micro-entreprise, portage ou société), gardez en tête que les cotisations sociales et impôts sont calculés séparément sur chaque activité.

Pas de compensation entre les deux : vous paierez des charges sur votre salaire et sur votre chiffre d’affaires. Une bonne anticipation fiscale reste indispensable pour éviter les mauvaises surprises.

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