Portage salarial ou création d’entreprise : comment choisir ?

Portage salarial ou création d’entreprise : le comparatif complet

Vous avez une mission, un client prêt à signer, et une question à trancher avant de démarrer : faut-il créer une structure ou passer par une société de portage salarial ? La réponse dépend moins de votre métier que de trois paramètres votre horizon, votre volume d’activité et le temps que vous acceptez de consacrer à l’administratif. Voici de quoi arbitrer.

La réponse courte

Critère Portage salarial Micro-entreprise EURL SASU
Délai de démarrage 24 à 48 h 1 à 2 semaines 2 à 4 semaines 2 à 4 semaines
Structure à créer Non Oui (déclaration) Oui (société) Oui (société)
Plafond de CA Aucun 83 600 € (services) Aucun Aucun
Comptabilité Assurée par la société Livre de recettes Bilan annuel Bilan annuel
Frais pro déductibles Oui, sur justificatifs Non (abattement forfaitaire) Oui Oui
Retraite complémentaire Oui (Agirc-Arrco) Limitée Régime TNS Oui (Agirc-Arrco)
Prévoyance / mutuelle Collective À souscrire seul À souscrire seul À souscrire seul
Assurance chômage Oui Non Non Non
Régularisation a posteriori Non Non Oui (URSSAF N+1) IS + dividendes

1. Créer une entreprise : ce que ça implique vraiment

La création en elle-même n’est pas le plus lourd. C’est ce qui vient après.

Une fois immatriculé, vous devenez responsable de la totalité de la chaîne administrative : rédaction et suivi des devis et contrats, émission des factures, relances et recouvrement en cas d’impayé, tenue de la comptabilité, établissement du bilan, déclarations de TVA, déclaration de résultat, cotisations URSSAF, CFE, contrat d’assurance responsabilité civile professionnelle, compte bancaire dédié, et le jour où vous arrêtez la radiation ou la liquidation.

Comptez, selon les estimations courantes, entre 4 et 8 jours par an consacrés à la gestion pure pour une activité de conseil, sans compter le suivi des impayés. À un TJM de 600 €, ce sont 2 400 à 4 800 € de chiffre d’affaires non facturé, auxquels s’ajoutent les honoraires d’un expert-comptable.

En portage salarial, ces tâches sont assurées par la société : contrats, facturation, frais professionnels, bulletins de paie, déclarations sociales et fiscales, taxes, assurances, comptabilité, juridique, relation bancaire, avance sur factures et fin de contrat. Votre seule obligation administrative est de transmettre votre compte rendu d’activité mensuel.

2. Le plafond de chiffre d’affaires : le point de rupture de la micro entreprise

C’est la limite la plus concrète, et souvent la plus mal anticipée.

Pour la période 2026-2028, le plafond du régime micro est fixé à 83 600 € HT pour les prestations de services (203 100 € pour la vente de marchandises). Au-delà de deux années consécutives de dépassement, vous sortez du régime et basculez au réel.

Attention à ne pas confondre avec la franchise en base de TVA, qui obéit à ses propres seuils, bien plus bas : 37 500 € pour les prestations de services (41 250 € en seuil majoré). Vous pouvez donc rester micro entrepreneur tout en devenant redevable de la TVA en cours d’année.

Traduit en jours de mission : un consultant à 500 € de TJM atteint le plafond micro en 167 jours facturés, soit environ huit mois d’activité. À 700 € de TJM, en 120 jours.

En portage salarial, il n’existe aucun plafond de chiffre d’affaires. Vous facturez 40 000 € ou 300 000 € dans le même cadre, avec les mêmes règles. C’est ce qui en fait une solution durable, et pas seulement une solution de démarrage.

3. Des charges maîtrisées, sans reliquat un an plus tard

C’est l’angle mort de la création d’entreprise, et la cause la plus fréquente de mauvaises surprises de trésorerie.

En EURL, le gérant travailleur non salarié cotise d’abord sur une base provisionnelle, puis l’URSSAF régularise l’année suivante, une fois le revenu réel connu. Une bonne année se paie donc en N+1, au moment où l’activité a parfois ralenti.

En SASU, il faut provisionner l’impôt sur les sociétés, puis la fiscalité des dividendes, sans compter la CFE due dès la deuxième année.

En micro-entreprise, les cotisations sont proportionnelles et payées au fil de l’eau mais elles ne couvrent ni le chômage, ni une retraite complémentaire équivalente, et aucune charge réelle n’est déductible.

En portage salarial, toutes les charges sont prélevées mensuellement sur votre compte d’activité, au moment de la facturation. Cotisations sociales, taxes, assurances, commission de gestion : tout est décompté au réel, mois par mois. Il n’y a rien à provisionner, rien à régulariser, aucun reliquat à payer a posteriori. Votre relevé d’activité vous indique ce que vous avez encaissé et ce qu’il vous reste.

Chez Régie, cette lisibilité est encadrée par le label Zéro Frais Cachés FEDEPS : la commission est de 5 % plafonnée à 650 €/mois, les taxes et assurances sont fixées à 1 % du CA HT, et rien d’autre n’apparaît sur votre compte d’activité.

4. Une protection sociale complète, y compris le chômage

En portage salarial, vous êtes salarié : en CDI ou en CDD de portage, affilié au régime général.

Vous bénéficiez donc de :

  • la Sécurité sociale (maladie, maternité, accident du travail) avec indemnités journalières calculées sur votre salaire ;
  • la retraite de base et la retraite complémentaire Agirc-Arrco, cotisées sur l’intégralité de votre rémunération ;
  • une prévoyance et une mutuelle collectives, prises en charge en partie par l’employeur ;
  • des droits à l’assurance chômage, ouverts dans les conditions de droit commun à la fin de votre contrat.

Ce dernier point est décisif. Ni le micro entrepreneur, ni le gérant d’EURL, ni le président de SASU ne cotisent à l’assurance chômage. En cas de fin de mission sans relais, ils n’ont droit à rien hormis l’ATI, dont les conditions d’accès sont strictes et le montant forfaitaire modeste.

Effet collatéral souvent décisif : un bulletin de salaire et un CDI facilitent nettement l’accès au crédit immobilier et à la location, là où les trois premiers bilans d’une société indépendante sont systématiquement réclamés.

5. Les frais professionnels : exonérés de charges et d’impôt

En portage salarial, vos frais de mission engagés dans l’intérêt de votre client comme les déplacements, l’hébergement, les repas, les indemnités kilométriques, le matériel, les logiciels, ou la formation sont remboursés sur justificatifs, sans cotisations sociales ni impôt sur le revenu, dans les limites fixées par l’URSSAF.

La différence avec la micro-entreprise est brutale : le micro entrepreneur ne déduit rien. Il bénéficie d’un abattement forfaitaire (34 % en BNC), qu’il dépense 0 € ou 15 000 € de frais dans l’année. Un consultant qui se déplace beaucoup y perd chaque mois.

Bonus, chez Régie : la TVA récupérable sur vos frais professionnels est reversée sur votre compte d’activité.

6. Le bonus qui n’existe dans aucune structure unipersonnelle

C’est l’argument que la comparaison classique oublie : certains dispositifs sont réservés aux salariés d’une entreprise. Un consultant seul dans sa SASU ne peut pas s’en verser.

Chez Régie, ils sont mis en place collectivement, par décision unilatérale de l’employeur :

  • la prime de partage de la valeur (ex-prime Macron), jusqu’à 6 000 € par an, exonérée d’impôt et de cotisations et financée sur les fonds propres de la société de portage, jamais sur votre compte d’activité ;
  • l’épargne salariale abondée, jusqu’à 11 534 € d’abondement par an en 2026 (3 845 € sur le PEE, 7 690 € sur le PER collectif).

Ces deux dispositifs suffisent, dans bien des cas, à combler l’écart de charges avec une SASU.

7. Quand créer son entreprise reste le bon choix

Le portage salarial n’est pas la réponse universelle. Il vaut mieux le dire.

Créez plutôt une structure si :

  • votre activité relève de l’achat revente, du commerce, des services à la personne ou d’une profession réglementée (santé, droit, expertise comptable) : elles sont exclues du portage salarial ;
  • votre chiffre d’affaires est faible ou occasionnel : sous 20 000 € annuels, la micro-entreprise reste plus légère et moins coûteuse ;
  • vous voulez capitaliser dans une société, vous associer, lever des fonds ou revendre un fonds de commerce ;
  • votre stratégie repose sur l’arbitrage salaire / dividendes, que le portage ne permet pas.

Le portage est en revanche indiqué si : vous vendez de la prestation intellectuelle, vous voulez démarrer vite, vous tenez à conserver vos droits sociaux, votre TJM est supérieur à environ 300 €, ou vous cumulez votre activité avec une transition professionnelle.

Rien n’interdit non plus de cumuler les deux : de nombreux consultants conservent une micro-entreprise pour les petites missions et passent en portage les missions longues ou les grands comptes qui exigent un contrat de prestation cadré.

Pourquoi choisir Régie Portage ?

  • Zéro back-office : contrats, factures, frais professionnels, paie, déclarations, taxes, assurances, comptabilité, juridique et recouvrement pris en charge
  • Commission de 5 % plafonnée à 650 €/mois, label Zéro Frais Cachés FEDEPS, aucune charge a posteriori
  • Protection sociale complète de salarié cadre, chômage inclus
  • Frais professionnels remboursés hors charges et hors impôt, TVA reversée
  • Avantages sociaux collectifs inaccessibles en structure unipersonnelle
  • Dix ans d’activité, 300 salariés portés, une équipe administrative joignable en direct

Voir ce que ça donne dans votre situation

Le bon statut dépend de votre TJM, de votre volume de jours facturés, de vos frais réels et de votre situation personnelle. Notre offre détaille précisément ce qui est inclus, ce qui est prélevé, et ce que vous percevez.

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