Quel est votre TJM ?

Quel est votre TJM ?

Quel est votre TJM ?

Quel est votre TJM ?

Un TJM (Taux Journalier Moyen) défini au plus juste, est essentiel pour un consultant freelance et les entreprises de conseil qui souhaitent facturer une prestation. Un TJM doit être un équilibre bien ajusté en étant ni trop fort ni trop faible.

Aujourd’hui, vous êtes freelance et vous souhaitez savoir comment vous situer dans le marché avec un TJM adapté à votre situation ? Vous êtes une entreprise de conseil et vous voulez trouver le TJM de vos consultants ?

Découvrez dans cet article, comment fixer votre TJM en fonction du contexte dans lequel vous vous situez.

1. TJM ou forfait ? Heure, jour ou mois ?

Simulateur de salaire

Vous vous demandez si vous allez facturer à la journée avec TJM ou au forfait vos futurs clients ? Cela dépendra surtout du contexte.

Tout d’abord, le Taux Journalier Moyen (TJM) est un prix fixé à la journée à une société cliente pour une prestation de service. On parle beaucoup du TJM dans le domaine de l’informatique notamment dans les ESN (Entreprise de Services Numérique) mais ce terme est majoritairement utilisé par les freelances.

Le TJM peut être calculé à l’heure et au mois aussi. Il est possible de définir un TJM à l’heure et il est plus rare de le faire au mois dans ce cas, il faudra comptabiliser 18,13 jours de prestation à chaque fois et pouvoir bien le mesurer à chaque fois.

Le forfait, lui, est un prix fixé dans le cadre d’un projet bien défini. Il crée une obligation de résultat, une prestation à la performance. Cependant, il est difficile d’évaluer cela dans les métiers de prestations intellectuelles. Pour les éditeurs de logiciels ou les ESN, le besoin évolue constamment. Les freelances interviennent souvent lorsqu’il y a une surcharge de travail ou lorsqu’une prestation est non mesurable. Le TJM est plus adapté dans ces cas.

Pour le portage salarial, voici l’article L.1254-3 : « L’entreprise cliente ne peut avoir recours à un salarié porté que pour l’exécution d’une tâche occasionnelle ne relevant pas de son activité normale et permanente ou pour une prestation ponctuelle nécessitant une expertise dont elle ne dispose pas.

Rappelons que le TJM est aussi variable en fonction des régions et des spécialités.

2. Dans quel contexte parle-t-on de TJM brut ou de TJM net ?

TJM ou forfait ? Heure, jour ou mois ?

Le TJM brut est celui qui est payé par le client final. Outre le coût salarial final du consultant salarié ou freelance, le TJM brut comprend les frais de structure (comptabilité, commercial, recrutement, conduite de projet).

Le TJM net correspond uniquement au coût salarial du consultant ou au prix facturé par un freelance.

Attention néanmoins au délit de marchandage, qui concerne toute opération à but lucratif de fourniture de main-d’œuvre, ayant pour effet de causer un préjudice au salarié, de contourner les règles du code du travail ou d’éluder l’application de la convention collective.

Bon à savoir : d’après l’article L1254-6 du code du travail, le risque de délit de marchandage ou de prêt de main d’œuvre ne s’applique pas au consultant freelance en portage salarial. Toutefois, nous alertons toutes les entreprises clientes sur la nécessité de pouvoir justifier de toute différence qu’il y aurait entre le TJM brut et le TJM net. La comptabilité analytique de l’activité des collaborateurs permet par exemple de justifier les frais de structure.

Si le freelance facture directement au client final, le TJM net est égal au TJM brut.

Exemple : dans le cadre du développement d’un intranet, le client d’une ESN paie un TJM de 600€ HT pour un développeur JAVA avec un délai de paiement de 60 jours. A défaut de personnel suffisant, l’ESN a placé un freelance qu’elle paie 500€ à réception de facture. Le TJM brut est donc de 600€ HT par jour. Le TJM net du freelance est de 500€ HT par jour. La différence entre les deux s’explique par l’activité du personnel de l’ESN : le commercial qui a travaillé sur le dossier, le service administratif et juridique qui rédige les factures et les contrats, l’avance garantie des factures et surtout le suivi du développeur freelance par le chef de projet.

3. Comment calculer son TJM selon son salaire ciblé ?

Comment calculer son TJM selon son salaire ciblé ?

Pour obtenir votre TJM, vous pouvez utiliser la méthode du salaire souhaité. Pour cela, il faudra prendre en considération votre statut.

Si vous êtes micro-entrepreneur, prenez votre rémunération actuelle sur l’année en brut ou en nette et ajoutez à peu près 30 %. Si vous êtes en SASU, EURL ou portage salarial, il vous faudra multiplier la rémunération nette par 2 pour avoir le calcul hors taxe. Il faudra ajouter en plus tous les frais de fonctionnement comme les repas, les déplacement, les achats de matériel…  En règle générale, le coût annuel doit ensuite être divisé par 218 pour un temps plein.

Exemple : un développeur fullstack de 4 ans d’expérience peut prétendre à Paris à un salaire de 39.000€ brut avec une mutuelle, des titres restaurant et le remboursement partiel du pass navigo. D’après notre simulateur de TJM, son TJM est de 66.481€ / 218 jours = 305€ HT / jour.

Nota bene : cette méthode de calcul abouti à un TJM en dessous des prix du marché. Il convient donc d’envisager ce résultat comme une fourchette basse à n’utiliser qu’en cas d’ultime recours.

Pour calculer au plus juste votre TJM si vous êtes en portage salarial, vous pouvez utiliser notre simulateur de salaire de TJM.

4. Comment calculer le TJM suivant le marché ?

Comment calculer le TJM suivant le marché ?

Vous êtes actuellement freelance et vous souhaitez mieux vous situer par rapport au marché. Voici quelques pistes :

  • Trouver votre TJM par rapport à votre expérience

Le nombre d’années d’expérience permet de faire la différence entre deux freelances. Il y a plusieurs niveaux allant de junior (moins de 2 ans d’expérience) à expert (plus de 10 ans d’expérience).

Et aussi, vous pouvez avoir différents éléments qui peuvent faire varier votre tarif. En premier, le niveau d’expertise. C’est-à-dire que vous êtes spécialisé dans un domaine de niche. Par exemple, vous êtes consultant SEO spécialisé dans le domaine du retail.

Puis, en second lieu, vos expériences sont importantes. Si vous avez travaillé sur une grosse technologie très demandée dans un domaine précis. Par exemple, vous êtes consultant SIRH et vous travaillez sur Workday, il y a de nombreuses demandes actuellement.

  • Estimer votre TJM en fonction de votre métier

Certains secteurs sont très prisés dans le domaine du freelancing alors que d’autres sont moins recherchés. En effet, les métiers les plus recherchés actuellement sont : les développeurs informatiques web, les développeurs de logiciel ou d’application mobile, les spécialistes UX-UI,  les chefs de projet digital ou encore les community manager. Le mieux est de regarder les plateformes de freelance type Malt pour savoir dans quels métiers vous vous situez.

  • Simuler son TJM en fonction du profil de votre client

Vous trouverez différents profils de clients et vous pourrez adapter légèrement vos tarifs en fonction de ces critères.

Tout d’abord, il est possible de travailler pour des grandes entreprises qui ont déjà des grilles de salaire mais vous aurez la garantie de sécurité.

Et sinon, vous pouvez exercer dans une plus petite structure qui offre plus de place à la négociation mais où les tarifs sont plus bas.

  • Faire une estimation sur les plateformes type Malt

Puis, vous pouvez regarder ce que proposent vos confrères pour bien estimer votre TJM. Vous trouverez sur des plateformes de freelance type Malt, des informations qui vous aideront à vous aligner. Par exemple, sur Malt, le TJM d’un expert cybersécurité sur Paris est de 694 € par jour.

  • Calculer votre TJM en fonction de la durée de la mission

Vous pourrez augmenter vos tarifs si vos missions durent moins de trois mois ou à temps partiel. Et si vous arrivez à trouver une mission de plus d’un an, vous pouvez diminuer votre TJM de 20 %. En effet, cette visibilité se monnaye.

5. Comment le négocier ?

Plateforme de marque

Nous vous conseillons de garder une marge de manœuvre dans votre négociation. Que cela soit avec un service achat dans une grande entreprise ou encore dans une PME.

Vous pouvez essayer plusieurs techniques :

  • La technique du prix plancher

L’objectif est d’avoir 3 prix en tête. Le prix que vous affichez, le prix plancher sous lequel vous n’accepterez pas la proposition et le prix que vous ciblez.

Le prix que vous affichez doit être 10 à 15 % supérieur à votre prix cible.

  • La technique de l’approche japonaise

Tout d’abord, proposez un prix en le formulant sous forme de question. Puis, montrez que vous avez compris les besoins. Après, démontrez que vous êtes capable de résoudre le problème du client et proposez directement le démarrage à la date et la durée avec le TJM. Enfin, demandez qu’en pensez-vous ?

  • La technique de la fourchette

L’objectif est de proposer une fourchette en disant « je vous propose de l’indiquer demain, ma fourchette se situe entre 400 et 600 € par jour ».